Ce mercredi 16 septembre 2020 à Bangolo, la population aux mains nues dont la détermination ne fait plus aucun doute après le saccage du siège de la CEI lundi, a fait reculer les chars du régime d’Alassane Ouattara et les forces de l’ordre venus les réprimer, a-t-on appris de plusieurs sources jointes sur place.

Ces gendarmes tôt le matin tentaient d’empêcher la population de sortir dans la rue pour exiger le respect de la constittution, en rentrant dans les habitations pour procéder à des arrestations.

Ils faisaient même du porte-à-porte jetant les gaz lacrymogènes dans les maison à la manière de la Gestapo, rapporte un habitant révolté et inquiet de la tournure des événements.
Malgré cela, la population est encore sortie dans la rue manifester contre un 3e mandat d’Alassane Ouattara et plusieurs affrontements ont été signalés entre ces derniers et les forces de l’ordre. La tension était encore extrême dans la ville au moment où nous mettons sous presse.

C’est dans leur débandade en désordre que les gendarmes du régime Ouattara ont fait tomber leurs armes et leurs munitions de guerre, lesquels ont été brandi comme trophée par les manifestants, alors même que des tirs étaient entendus dans la ville.

Selon un autre témoin joint sur place, « les gendarmes tirent à balles réelles sur la population de Bangolo qui manifeste pacifiquement et sans arme. Ils font de la provocation et tout ça risque de mal finir avec les arrestations qui se font en cascade ». Plusieurs manifestants sont en effet portés disparus ou sans nouvelles de la part de leurs parents a-t-on appris.

Nous y reviendrons.

Eric Lassale

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